Panneau no.7
Panneau no.7
LA COLONISATION
Au milieu du X1Xe siècle, les évêques du diocèse d’Ottawa et Mgr Bourget du diocèse de Montréal font de la colonisation des cantons du Nord leur priorité. Ils peuvent compter sur le fougueux curé de St Jérôme, Antoine Labelle, qui veut à tout prix mettre fin à l’exode des Canadiens français vers les USA qu’il qualifie de Cimetière du Québec.
De stature colossale, charismatique et passionné, Antoine Labelle mène une lutte farouche aux marchands de bois réticents à céder des terres pour la colonisation agricole. Soutenu par ses grands complices, Arthur Buies et Isidore Martin, il fait une trentaine de voyages dans les Hautes-Laurentides cartographiant les endroits où il voit des potentiels agricoles, commerciaux, industriels ou touristiques.
Il fonde la Société de colonisation du diocèse de Montréal et une loterie nationale pour soutenir les nouvelles paroisses. Lors de sa seconde visite au Rapide-de-l’Orignal, en 1886, il pousse son exploration jusqu’à la Ferme de la Montagne. Au retour, il fait pression sur l’État québécois pour la construction du Chemin Chapleau.
Il multiplie les démarches pour le prolongement du chemin de fer vers le nord rêvant d’une Terre promise pour les fils et les filles du Québec qui serait ceinturée par cette voie ferrée, de la rivière Rouge québécoise à la rivière Rouge du Manitoba. Obsédé par son Train du Nord, on dit qu’il lui arrivait de donner comme pénitence, au confessionnal, non pas un Chemin de croix, mais un Chemin de fer.
Malheureusement, sa mort prématurée à 57 ans, en 1891, ne lui donna pas le temps d’atteindre tous ses objectifs, mais son œuvre nous est racontée par Claude-Henri Grignon dans ses « Belles histoires des Pays d’en Haut ».
Surnommé le Roi du Nord par ses concitoyens, il est désigné personnage historique du Québec en 2016, et à la fin de la même année, personnage historique du Canada.
Le curé Labelle avait deux grandes tendresses dans sa vie : une pour son œuvre de colonisation, l’autre pour sa mère qu’il appelait affectueusement « Mouman ».
Introduction
Ferme Forestière de la Montagne
Panneau no.1
La rivière du lièvre (WABOS SIPI)
Panneau no.2
Présence des Premières Nations
Panneau no.3
L’exploitation forestière au 19e siècle
Panneau no.4
Les canadiens français dans les chantiers de la Lièvre
Panneau no.5
Le système des fermes de chantiers
Panneau no.6
Jos Montferrand
Panneau no.7
La colonisation
Panneau no.8
Ces grandes fermes et la colonisation
Panneau no.9
The Mountain Farm (Ferme de la Montagne ou la Ferme neuve)
Panneau no.10
La ferme neuve des Lafontaine
Panneau no.11
La Ferme-Neuve: Une mission devenue paroisse
Panneau no.12
Scierie Leblanc et poursuivez avec les textes complémentaires