Info de la légende

Couchettes dans les camps de bûcherons.

Les camps des bûcherons - 1

Les camps des bûcherons - 2

Hommes au chantier.

Radeau de draveurs.

Flottage sur la Lièvre.

Travailleurs en pause.

Les canadiens français dans les chantiers de la Lièvre

Panneau no.4

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Panneau no.4

Les canadiens français dans les chantiers de la Lièvre

LES CANADIENS FRANÇAIS DANS LES CHANTIERS DE LA LIÈVRE

Les opérations forestières du Nord de l’Outaouais font appel à des milliers de travailleurs dans les chantiers, sur les cours d’eau et dans les scieries. À partir de 1830, les Canadiens français sont la principale main d’œuvre. L’hiver, période plus tranquille sur la ferme, ils sont nombreux à quitter les vallées agricoles du sud pour venir travailler dans les forêts nordiques, ce qui donne lieu au dicton populaire « La terre l’été, le chantier l’hiver ».

Vers 1840, vu l’absence de routes, l’été, on utilise le canot d’écorce, l’hiver, les chemins tracés sur la glace de la rivière du Lièvre. Le travail en forêt est exigeant et l’hébergement rudimentaire. C’est le besoin d’argent, le goût du risque et de l’aventure qui motivent les Canadiens français à exercer ces métiers. Ils plaisent aux marchands de bois qui reconnaissent leur débrouillardise et leur hardiesse. Ils apprécient surtout le courage et l’audace des draveurs.

Par contre, le clergé voit d’un mauvais œil le métier de bûcheron, d’une part, parce que les visites du prêtre dans les chantiers sont rares et, d’autre part, parce que les habitudes, au retour du printemps, font scandale. Après des mois de privation, certains font la fête dans les bars et dépensent leur argent sans compter.

En chaire, les curés dénoncent les bagarres, les blasphèmes et les abus d’alcool. Ils craignent surtout que ces expériences éloignent les jeunes paysans d’une vie de famille bien rangée.

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