Panneau no.1
Panneau no.1
LA RIVIÈRE DU LIÈVRE (WABOS SIPI)
Nous vous invitons à entreprendre ce parcours sur la Rivière du Lièvre car, à l’époque, c’était la seule voie de communication permettant aux explorateurs, aux arpenteurs et aux forestiers de se rendre au Nord de l’Outaouais. Ce cours d’eau servira aussi au transport des premiers colons et du courrier postal. Les marchands de bois utiliseront intensément cet affluent pour le flottage du bois vers les scieries.
Autrefois, il y a des milliers d’années, la rivière du Lièvre avait vu défiler, en canot d’écorce, les Premières Nations.
Elle est l’emblème de la région des Hautes-Laurentides. Longue de 330 km, elle traverse une trentaine de localités entre Ferme-Neuve et Gatineau. Prenant sa source au nord, dans le lac Orthès, elle va se jeter, au sud, dans la rivière des Outaouais. Ce sont les Attikameks qui ont baptisé Wabos (lièvre) Sipi (rivière) ce grand chemin d’eau à cause de l’abondance du lièvre d’Amérique dans la vallée, probablement aussi à cause du Grand Lièvre qui, selon leur mythologie, est l’architecte de l’univers, dieu de l’eau et de la nature. C’est le Grand Lièvre qui a créé le peuple Anishnabe, des êtres vivants porteurs d’une âme humaine. L’appellation française « Rivière du Lièvre » remonte au moins à 1686, année où le Chevalier de Troyes l’utilise dans ses Carnets de voyage.
Au X1Xe siècle, des droits de coupe forestière sont accordés sur ses deux rives, ce qui fait que la Lièvre est la seule voie de communication pour les bûcherons, pour les déplacements des premiers colons et pour le transport du bois. Au début du siècle, elle est indispensable pour le flottage des troncs équarris de pins blancs vers Buckingham. Plus tard, c’est elle qui mène le bois de sciage, puis le bois de pulpe vers les scieries locales. Malheureusement, la rivière enlève la vie à quelques courageux draveurs…
L’apparition d’une scierie dans chaque localité et le développement du transport par train ou par camion ont diminué l’importance de la rivière du Lièvre, particulièrement à partir de 1996, année où l’État québécois interdit définitivement la drave sur tous les cours d’eau.
Au fil des ans, différentes structures avaient été installées sur la rivière du Lièvre dans le but de faciliter le flottage du bois et créer de l’énergie hydroélectrique : des glissoirs, des estacades, des digues; les barrages et les réservoirs sont encore présents ou nous ont laissé des traces.
De nos jours, la rivière du Lièvre sert à nous divertir par la pêche, la baignade et les randonnées d’aventure. Elle a une grande renommée à cause de la « Classique internationale de la Lièvre » une course annuelle qui existe depuis 1957.
Introduction
Ferme Forestière de la Montagne
Panneau no.1
La rivière du lièvre (WABOS SIPI)
Panneau no.2
Présence des Premières Nations
Panneau no.3
L’exploitation forestière au 19e siècle
Panneau no.4
Les canadiens français dans les chantiers de la Lièvre
Panneau no.5
Le système des fermes de chantiers
Panneau no.6
Jos Montferrand
Panneau no.7
La colonisation
Panneau no.8
Ces grandes fermes et la colonisation
Panneau no.9
The Mountain Farm (Ferme de la Montagne ou la Ferme neuve)
Panneau no.10
La ferme neuve des Lafontaine
Panneau no.11
La Ferme-Neuve: Une mission devenue paroisse
Panneau no.12
Scierie Leblanc et poursuivez avec les textes complémentaires